Le Centre Photographique d’Ile-de-France propose une exposition présentant Stanislas Amand, John Baldessari, Eric Baudelaire, Pierre Bismuth, Ludovic Burel, documentation : Céline Duval, Mark Geffriaud, Jonathan Monk.
Le terme archives, au féminin pluriel, se définit comme « un ensemble de documents hors d’usage courant » rassemblés, répertoriés et conservés pour servir à l’histoire d’une collectivité ou d’un individu.
Le recyclage de l’image photographique comme procédé de création a déjà une longue histoire. Présente dans les collages cubistes et dadaïstes, les travaux des Surréalistes, des Nouveaux Réalistes et des artistes du Pop Art, que ce soit pour s’affranchir des pratiques illusionnistes, l’archive photographique est citée, détournée, interprétée, bref prise comme un ready-made, un matériau pour créer une nouvelle œuvre.
La collecte de « documents hors d’usage courant » et son recyclage sous une forme inédite semblent présenter une analogie loin d’être anodine entre les modes de production artistique et les modes de production économique. Ces images « récupérées » parfois dans des lieux désaffectés ou des marchés aux puces, dans des albums de famille ou des bibliothèques, sembleraient attester d’un choix, même utopique, d’une tentative, même vaine, de ne pas ajouter d’images, de ne pas « en rajouter », dans une société où l’image circule à profusion. Pourrait-on y voir une attitude pour qu’apparaissent des images en moins, des images justes ? C’est l’une des interrogations que soulève l’exposition.
Les artistes soumettent alors ces images à différents traitements : à travers la catégorisation, le déplacement et le détournement, différentes stratégies se mettent en place pour réactiver ces images photographiques.
Vernissage le 20 mars à partir de 12h30
Photo : Ludovic Burel, A Boy, a Girl and a Machine, 2007.

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