La Seine et Marne

Disney en Seine et Marne – 3


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Quand Michael Eisner et Frank Wells se sont assis pour la première fois pour discuter de l’idée d’un " Euro Disneyland " vers la fin de 1984, les chefs de la division de parc à thème de Disney, Dick Nunis et Jim Cora, leur on présenté une liste de presque 1200 endroits possibles en Europe qui avait été à l’étude.

Il y a beaucoup de facteurs qui ont joué un rôle dans la recherche d’un endroit approprié pour un nouveau parc à thème Disney : modèles de vacances d’Européens, topographie, infrastructure, climat, terrain disponible, économie locale, marché du travail et attractions touristiques existantes.

Lors de cette réunion on a décidé que la France et l’Espagne seraient les seuls candidats et qu’ils valaient la peine d’une recherche plus étroite.

En mars 1985, ils avaient restreint les options à quatre endroits possibles : deux en France et deux en Espagne. Les deux emplacements espagnols étaient admirablement situés près de la mer Méditerranée. Ils offraient également un climat agréable comme les parcs de Disney en Californie et en Floride. Et l’Espagne était déjà très populaire pour les touristes européens qui venaient nombreux y passer leurs vacances. Cependant, l’emplacement près de la ville d’Alicante fut bientôt abandonné quand on a découvert que des vents forts soufflaient tous les ans dans cette région pendant plusieurs semaines. La France a également perdu un de ses emplacements : à l’origine, Disney était branché sur un emplacement près de Toulon. Le beau paysage de cette région ainsi que son climat étaient idéal pour l’installation d’un parc Disney. Mais des couches épaisses de roche qui ont été découvertes dans le sous-sol et qui aurait transformé la construction en un cauchemar autant pour les ingénieurs que pour les comptables qui auraient dû signer des chèques énormes pour les coûts de construction sur un tel terrain.

Seuls Paris et Barcelone restaient désormais en lice et Disney pouvait désormais tranquillement observer comment les deux concurrents allaient essayer d’attirer Mickey dans leur pays, en faisant jouer les mécanismes de la concurrence.

Il faut dire que les enjeux économiques et les retombées étaient considérables : des milliers d’emplois nouveaux, des millions de touristes additionnels et, de fait, une somme énorme d’argent que ces touristes étaient sur le point de dépenser en vacances. Il n’y avait que des avantages et le groupe était assurément en position de force. Dans leur bataille féroce, les deux pays ont essayé de se surpasser en offrant pratiquement tout ce qu’il voulait : allégements fiscaux, nouveaux réseaux de transport, affaires attrayantes de financement et même le terrain gratuit. Disney n’a eu seulement qu’à attendre pour sélectionner la meilleure offre.

Toutefois, Disney s’est quand même posé des questions sérieuses concernant la situation de leur destination européenne de vacances. L’Espagne semblait très tentante. Le climat était comparable à celui de la Californie, le gouvernement local de Catalogne semblait très coopératif et chaque été, les millions de touristes venaient ou du moins passaient par cette région pour passer leurs vacances sur les plages d’Espagne. Mais c’était le premier grand problème : L’Espagne semblait être seulement une destination saisonnière. Il était très peu probable que Disney attirerait assez de visiteurs pendant la morte saison. L’Espagne était trop lointaine du centre de l’Europe pour attirer plus qu’approximativement 6 millions de visiteurs par an. L’emplacement près de Paris, en revanche, promettait au moins 11 millions de visiteurs par an, si ce n’est 18 millions...

L’infrastructure de l’Espagne manquait également d’un réseau routier étendu ainsi qu’un système de chemin de fer qui était compatible au reste de l’Europe. Sans compter que l’enthousiasme de Michael Eisner n’a pas du s’améliorer quand il a reçu une lettre de menace de l’organisation terroriste ETA. Un Disneyland espagnol aurait été la cible de leurs actions.


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mardi 27 février 2007
 
 
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