Ils sont de plus en plus nombreux à s’opposer désormais pour protester contre un système qu’ils jugent indigne. C’est en tout cas ce que montre l’enquête de Sandra Laugier et Albert Ogien, sociologues, dans leur livre "Pourquoi désobéir en démocratie ?".
Il retrace le parcours de fonctionnaires qui, à un moment, de leur vie professionnelle, désobéissent.
"Le recours à la désobéissance civile sert aujourd’hui deux grandes causes : celle du droit des étrangers (aide et accueil des clandestins, combat contre les expulsions, refus de la délation, opposition aux arrestations, etc.) ; et celle de la défense et de l’extension de la démocratie", notent les deux auteurs.
Elle s’exprime à travers le dégout d’une dimension du service public, injuste et insupportable. Les êtres qui s’engagent ainsi se mettent dés lors dans l’inégalité ! Ils s’érigent en apôtres d’une justice dans laquelle ils se reconnaissent.
La désobéissance civile est non violente, son illégalité exprime en fait le besoin que le droit supérieur s’impose même s’il faut se mettre en faute pour, justement, remettre en cause une décision politique et faire émerger l’intérêt général.
Le désobéisseur agit pour se faire sanctionner.

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