De Jules Vernes à Tintin, en passant par Méliès, la Dame Blanche a toujours fasciné les pauvres Terriens. Symbole de voyages interstellaires, seule "planète" visible à l’œil nu et donc matière à imagination, prétexte pour s’affranchir de notre monde, notre satellite naturel sera aussi prétexte à des enjeux scientifiques, technologiques et... politiques ! « ... Je crois que cette nation devrait elle-même atteindre l’objectif, avant la fin de cette décennie, de poser un homme sur la Lune et de le ramener sain et sauf sur Terre » avait promis John F. Kennedy, Président des États-Unis, dans un discours en 1961. Comme un défi lancé au monde et à l’autre puissance rivale de l’époque : l’URSS.
Apollo 11 le relèvera en décollant le 16 juillet 1969 à 13:32:00 TU, de Cap Kennedy en Floride (Cap Canaveral) avec à son bord un équipage les trois astronautes : Neil Armstrong, Edwin Aldrin et Michael Collins. Poussée par la Fusée Saturn V dont la lune est pour la 3ième fois, sa destination depuis les vols Apollo 8 et 10, la capsule spatiale se libère de l’orbite terrestre après 2h33 de vol. Elle rejoint celle de la Lune après 75h50.
101h36 après son départ de la Terre, le module lunaire Eagle (LEM), avec à son bord Neil Armstrong et Edwin "Buzz" Aldrin, se détache du module de commande et de la capsule Apollo, restés en orbite lunaire avec Michael Collins. Durant leur descente, les deux astronautes sont préoccupés par les alarmes déclenchées par l’ordinateur, saturé, qui est censé gérer la manœuvre automatiquement. Neil Armstrong décide alors de piloter le module lunaire en mode manuel. Un retard de quelque 1/10 de seconde à l’allumage du moteur de descente du vaisseau le fait dépasser de 7 km le site prévu pour l’atterrissage. Plus inquiétant, la durée plus longue du vol qui ne laisse que 16 secondes de carburant à l’alunissage de l’appareil. 1 minute 09 a suffi depuis sa séparation d’Apollo 11 pour poser le LEM dans la Mer de la Tranquillité : 0° 40’ 26.69’’ N / 23° 28’ 22.69’’ E. Nous sommes le 20 juillet 1969, 20:17:40 TU.
7h plus tard, le 21 juillet 1969 à 3h56 (heure française), Neil Armstrong est le premier homme à fouler le sol de la Lune, entrant ainsi dans l’histoire de l’Humanité avec cette formule : « That’s one small step for (a) man, one giant leap for mankind. » [1]
Il livre alors ces premières impressions d’un univers vierge devant les regard abasourdis de millions de téléspectateurs plantés devant leur télévision, sur la planète d’en face. "Buzz" Aldrin, compagnon de ce cours voyage de 109h, le rejoint 15 minutes plus tard.
Après l’installation d’un réflecteur laser en aluminium qui sera utilisé pour calculer la distance Terre Lune depuis des observatoires terrestres et l’installation d’un sismomètre, ils s’offrent un petit tour de leur nouvelle conquête pendant 2h30, à bord d’un véhicule imaginé pour la mission, parcourant... 250 mètres environ. 21h36 se sont écoulées sur la Lune lorsque Eagle prend son envol pour rejoindre le module de commande et la capsule Apollo où les attend Michael Collins. Il laisse derrière lui le drapeau Américain qui ne résiste pas au décollage, car planté trop près du LEM.
Le 24 juillet 1969 à 16:50:35 TU, la capsule tombe dans l’Océan Pacifique au sud de l’atoll de Johnston rejoignant ainsi la Planète Bleue après un vol qui aura duré 195h 18min 35s. Avec les 3 astronautes de la mission Apollo 11, elle ramène 21,7 kg d’échantillons de sol lunaire.
Depuis 40 ans, l’homme n’aura pas été plus loin dans la galaxie.... mais le rêve est devenu réalité !

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