Nous avions déjà eu l’occasion de vous parler de ce projet qui est désormais réel. Le centre de rétention du Mesnil Amelot est prévu pour accueillir 240 personnes, le plus grand de France. Une distinction dont l’on pourrait facilement se passer d’autant que le projet a démarré au même moment que la presse se faisait l’écho du drame de Vincennes (incendie du centre de rétention). Il complètera le premier centre (140 places).
On se rapproche dangereusement d’un véritable processus d’industrialisation de la rétention qui s’inscrit, de plus, dans un contexte particulièrement sensible avec les sujets liés à l’identité nationale. Autre point inquiétant, "la construction envisagée de deux salles d’audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d’exception éloignée de tout regard de la société civile". cela créerait un fâcheux précédent dont le département de Seine et Marne se passerait bien. Ces zones accueillent en général des gens désespérés et prêts à tout pour ne pas retourner dans le pays qu’ils viennent de quitter. Ce côté systématique risque d’amplifier les actes de la dernière chance, ce qu’il faut à tout prix éviter.
Une pétition en ligne circule, déjà signée par ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature...

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