Lors des dernières Journées Européennes du Patrimoine, le futur musée des Transports de Chelles, provisoirement installé dans une ancienne entreprise, ouvrait ses portes pour la première fois. Le projet définitif, estimé à plus de 20M€, devrait accueillir ses premiers visiteurs dans quelques années.
Ce musée, dédié aux transports urbains et situé à Colombes jusqu’en 2007, a pour origine l’Association du Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux (AMTUIR). Depuis 1957, une poignée de passionnés se réunissent en association avec pour objectif de créer un musée des transports urbains. Avec à l’aide de la RATP et le dynamisme de son fondateur Jean Robert, ils obtiennent la possibilité de garer la collection dans une partie du dépôt de Malakoff.
Dès 1964, le premier musée ferroviaire français accueille le public, avant celui de Mulhouse. La collection grandira au rythme des acquisitions : tramways, autobus, trolleybus, mais aussi des locomotives à voie étroite. L’accumulation de ces matériels acquis lors de nombreuses opportunités finit par dépasser la capacité d’exposition qu’offre le dépôt de Malakoff.
Entre 1971 et 2001, le musée se transportera au dépôt de Saint-Mandé, plus vaste et proche du bois de Vincennes, puis à Colombes dans la perspective de l’ouverture d’un nouvel établissement. Mais la municipalité de l’époque abandonne le projet. Et durant cette période, l’association n’a cessé de récupérer de nombreux véhicules.
Depuis, leur installation à Chelles et leur récente présentation au public augure enfin l’ouverte d’un musée digne de ce patrimoine roulant.

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