Au cours d’un Conseil particulièrement dense et riche début juillet, le Conseil du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), réuni sous la présidence de Jean-Paul Huchon, a voté le lancement du projet de rocade ferroviaire autour de Paris « Arc Express », en saisissant la commission nationale du débat public. Celui-ci débutera en 2010.Le projet Arc Express entre maintenant dans une phase de débat public et de concertation.
Arc Express, c’est une rocade de métro automatique en proche couronne, maillant efficacement les lignes de transports collectifs existantes : lignes de métro, RER et trains de banlieue, tramways. Elle permettra de desservir les territoires denses ou en développement. D’une soixantaine de km et développant une vitesse commerciale élevée (40 km/h), elle aura une fréquence de desserte comparable à celle du métro parisien, principalement souterrain et réalisable en plusieurs arcs. Concernant les stations intermédiaires, ayant principalement une fonction de desserte locale, leur implantation fait l’objet d’études spécifiques et de réunions de travail avec les communes concernées.
Le projet en chiffres
Les études de trafic menées à ce jour prévoient un trafic journalier de l’ensemble d’Arc Express de l’ordre de 1 million de voyageurs, à l’horizon 2015.
Le coût de l’opération comprenant le matériel roulant nécessaire à la mise en service, les ouvrages de correspondances avec points de maillage existants s’établit à :
de 2,8 à 3,1 Md€ HT (valeur 12/08) pour l’arc sud (26 ou 29 km)
de 2 à 2,3 Md€ HT (valeur 12/08) pour l’arc nord (18 ou 21 km).
Il n’intègre pas les acquisitions foncières, la dépollution, les déviations des réseaux et les opérations d’accompagnement (gares routières…), qui n’ont pas fait l’objet d’estimations précises.
Le premier arc pourrait être mis en service en 2017.
"Nous avons travaillé avec Christian Blanc (secrétaire d’Etat à la Région capitale) sur ce sujet (...), nous estimons que l’arc Sud devrait être réalisé en premier, avant l’arc Nord, mais les deux arcs sont évidemment nécessaires", a affirmé le Président du Conseil régional.

Le Syndicat des Transports d’Ile-de-France
Il succède au Syndicat des Transports Parisiens (STP) en décembre 2000. L’Etat se retirant du conseil d’administration en juillet 2005, c’est la Région Ile-de-France qui le remplace. Le 15 mars 2006, le premier Conseil du STIF est présidé par le Président de la Région. Celle-ci est désormais majoritaire au sein du Conseil avec 15 membres sur 29.
Le STIF organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs en Ile-de-France, qui sont assurés par la RATP, la SNCF Transilien et des entreprises de bus privées, regroupées dans l’association OPTILE.
Il définit les conditions générales d’exploitation, crée les titres de transport et fixe les tarifs.
Il définit l’offre de transport et le niveau de qualité des services dans le cadre de contrats signés avec les transporteurs.
Il coordonne la modernisation du système de transports publics franciliens, en définissant les principes des grands investissements publics, notamment les grands projets d’infrastructure prévus au Contrat de Plan État/Région, et en décidant des modalités de leur réalisation.
Il assure le contrôle de la maîtrise d’ouvrage des projets. Enfin, il cofinance la modernisation ou la création des équipements nécessaires à l’amélioration de la qualité de service, grâce au produit des amendes de circulation routière perçues en Île-de-France, dont il est affectataire à 50 %.
Il est responsable de l’organisation et du fonctionnement des transports scolaires.
Il est compétent en matière d’organisation de transport des personnes à mobilité réduite (PMR), du transport des services à la personne et du transport public fluvial

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